

Le Népal est une nation de 30.000.000 d'habitants en Asie du Sud, qui est récemment devenue une république parlementaire après des siècles de monarchie et une guerre civile de 10 ans.
De nombreux Népalais, qui avaient fui la guerre civile entre la monarchie et les rebelles maoïstes, ont commencé à rentrer volontairement au pays depuis 2007.

Caritas Nepal a été fondée en 1990 pour apaiser les souffrances d'un peuple luttant pour survivre dans un des pays les plus pauvres du monde. Une guerre civile de dix ans a ruiné l'économie du pays et la population souffre toujours de l'instabilité. Caritas Népal est impliquée dans des initiatives pour favoriser une pays durable depuis 2004. Les principaux champs d'action de Caritas Npéal sont actuellement : la sécurité alimentaire des ménages ruraux à travers l'agriculture durable, le développement socio-économique, la lutte contre la pauvreté grâce àd es coopératives et des micro-entreprises, la lutte contre le trafic des femmes, l'éducation des enfants réfugiés bhutanais, etc.
Depuis 2007, Caritas Népal porte assistance aux migrants népalais de retour de Belgique. Le Directeur, le père Silas Bogati est le partenaire local de Caritas Belgique et est étroitement impliqué dans le projet. Les migrants sont aidés par Mlle Prashikshya Karki, qui les rencontre à plusieurs reprises. Le bureau principal de Caritas Népal est situé à Lalitpur, Kathmandu, mais d'autres bureaux dans des zones reculées sont également en mesure d'aider les migrants de retour de Belgique.
En 2009, 14 dossiers ont été traités par ce projet, soit 16 personnes assistées dans leur processus de retour. De nombreux migrants ont utilisé leur fond de réintégration pour lancer ou relancer une activité génératrice de revenu : épiceries, boutique d'électricien, agence de voyage.

Après quatre ans en Belgique, Rachmandra (33 ans) était convaincu qu'il était impossible pour lui d'obtenir un statut légal. Il décida donc de rentrer dans son pays. Il voulait rentrer avant le festival du Deepawali, afin de fêter la "fêtes des lumières" avec sa famille. Avant son départ, il savait déja précisément ce qu'il comptait faire.
Rachmandra voulait utiliser les compétences informatiques qu'il avait acquises en Belgique afin d'ouvrir un magasin d'informatique, ce secteur étant en pleine expansion au Népal. Il discuta de ce projet avec Caritas à Bruxelles, et demanda une aide pour lancer cette activité.
Une fois rentré, il fut reçu chaleureusement reçu par sa famille, et se réinstalla chez ses parents, où vivaient déjà sa femme et sa fille. Comme prévu, il investit son fond de réintégration dans un commerce d'informatique. Comme il était trop coûteux de commencer une activité de zéro, il s'associa avec un ami. L'affaire marche bien, malgré une forte concurrence. Rien n'est facile, mais Ramchandra est satisfait du résultat. S'il parvient à trouver des financements additionnels, il compte agrandir son magasin et ouvrir un service électronique.
Ramchanda est convaincu qu'il est très important de pouvoir compter sur sa famille et ses amis : celà a rendu son retour bien plus facile. Ramchandra est confiant quant à son avenir, et fera tout pour assurer la réussite de son affaire. "Quand je suis revenu, j'ai repris mon affaire, j'espère que ça sera un succès. Je pense que j'ai fait le bon choix".

Nos collègues, Annelieke Carlier, Sofie De Mot and Ine Lietaert ont rendu visite à Caritas Népal en Février 2009

Pour toute question concernant la réintégration au Népal, merci de contacter
Stefanie Duysens
+32 2 211 10 52